Le récit national congolais s’écrit autour de quelques dates et de quelques lieux devenus des repères communs. Cette page en propose les grandes étapes, de la pénétration française à la République d’aujourd’hui.
Repères chronologiques
Le traité avec le Makoko
Pierre Savorgnan de Brazza signe un traité avec le Makoko, souverain téké. Le poste de Mfoa est établi sur la rive droite du fleuve : il deviendra Brazzaville.
L’Afrique-Équatoriale française
Le territoire est intégré à l’Afrique-Équatoriale française, dont Brazzaville devient la capitale. La région est alors administrativement distincte du Congo belge, situé sur l’autre rive.
La conférence de Brazzaville
Brazzaville accueille la conférence réunie à l’initiative du général de Gaulle, qui ouvre le débat sur l’avenir des territoires africains sous administration française.
La République autonome
La République du Congo est proclamée le 28 novembre, dans le cadre de la Communauté. Le drapeau vert, jaune et rouge et l’hymne « La Congolaise » sont adoptés l’année suivante.
L’indépendance
Le 15 août, la République du Congo accède à l’indépendance. Fulbert Youlou devient le premier Président de la République. Le 15 août est depuis la fête nationale.
Les Trois Glorieuses
Les journées des 13, 14 et 15 août conduisent au départ du président Youlou. Alphonse Massamba-Débat lui succède et dirige le pays jusqu’en 1968.
Le mouvement du 31 juillet
Marien Ngouabi prend la tête de l’État. Le Parti congolais du travail est créé le 31 décembre 1969 et la République populaire du Congo proclamée.
La disparition de Marien Ngouabi
Le président Marien Ngouabi est assassiné le 18 mars. Un Comité militaire du Parti assure la direction de l’État.
Denis Sassou-N’Guesso à la tête de l’État
Le 5 février, à l’issue du congrès du Parti congolais du travail, Denis Sassou-N’Guesso est élu président du Parti et devient chef de l’État.
La Conférence nationale souveraine
Le pays revient au multipartisme. Le drapeau tricolore et « La Congolaise » sont rétablis comme emblèmes nationaux.
L’élection présidentielle
Une élection pluraliste se tient. Denis Sassou-N’Guesso quitte la présidence de la République.
Le conflit et le retour
Le conflit armé du 5 juin au 15 octobre s’achève par le retour de Denis Sassou-N’Guesso à la tête de l’État. Deux cadres de concertation suivront : le Forum national de 1998 et le Dialogue national sans exclusive de 2001.
Une nouvelle Constitution
Le référendum du 20 janvier adopte une nouvelle Constitution. Denis Sassou-N’Guesso est élu Président de la République le 10 mars, puis réélu en 2009.
La Constitution du 25 octobre
Une nouvelle loi fondamentale est adoptée par référendum et promulguée le 6 novembre. Elle régit aujourd’hui les institutions de la République.
L’élection de mars
Le scrutin présidentiel se tient dans un contexte marqué par les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19.
Le scrutin des 12 et 15 mars
La Cour constitutionnelle proclame les résultats définitifs le 28 mars.
Lieux de mémoire
L’histoire du pays se lit aussi dans ses monuments. Le mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, au cœur de la capitale, retrace la pénétration française à travers fresques de marbre et tableaux. Le Centre de formation et de recherche en art dramatique, ancien cercle civil et militaire construit en 1904, a abrité la conférence de Brazzaville et une partie des archives de l’Afrique-Équatoriale française. La fresque « Le peuple parle au peuple » évoque, elle, les temps forts de la vie politique congolaise.
Pour approfondir
Les textes fondamentaux et les repères institutionnels sont réunis dans les autres pages de la rubrique : la Constitution, les institutions, les symboles de la République, les monuments et sites touristiques.